Les nourritures de marche; du berger au randonneur (exemples corses)

Si de nombreux travaux ont été consacré à l’étude de la société agro-pastorale corse, rares sont ceux qui ont pris en compte les conséquences des incessantes déambulations qu’imposaient les rythmes des activités effectuées au dehors. Le cadre souvent trop étroit de la monographie définissait des périmètres prenant insuffisamment en compte les parcours réellement opérés. Les auteurs ont insisté sur la construction de l’espace insulaire à partir du néolithique autour de l’articulation parfois délicate et génératrice de tensions entre une agriculture céréalière et arboricole et un pastoralisme majoritairement ovincaprin dont l’exercice nécessitait le recours à la transhumance. If many works were devoted to the study of the Corsican agro-pastoral society, rare are those which took into account the consequences of the incessant wanderings which imposed the rhythms of the activities carried out outside. The often too narrow framework of the monograph defined perimeters taking insufficiently into account the courses it really operated. The authors insisted on the construction of the insular space from the Neolithic period onwards around the sometimes delicate articulation, which generated tensions, between cereal and tree farming and a pastoralism, mainly ovine and caprine, whose exercise required recourse to transhumance.